37/N

COMPTES RENDUS HEBDOMADAIRES

SEANCES ET MÉMOIRES

SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE

PARIS. L. iMARETHEUX, IMPRIMEUR

1, i"ue Cassette, 1

COMPTES RENDUS HEBDOMADAIRES

SÉANCES ET MÉMOIRES

SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE

1 1 fs * A H Y :

#<•

ANNEE 1902

CINQUANTE- QUATRIÈME DE LA COLLECTION

Avec figures

**»* _»&/

-*_^C>ûy^G5«cr?-J>^s »-

PARIS

MASSON ET Cie, ÉDITEURS

LIBRAIRES DE L'ACADÉMIE DE MÉDECINE

120, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6e)

190-2

LISTE

MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE

AU 31 DECEMBRE 1902

ABREVIATIONS

a a m, associé de l'Académie de médecine.

a e p, agrégé à l'École de pharmacie.

a fm, agrégé à la Faculté de médecine.

a h, accoucheur des Hôpitaux.

a m, assistant au Muséum.

c a m, correspondant de l'Académie de médecine.

cas, correspondant de l'Académie des sciences.

c h, chirurgien des Hôpitaux.

m a m, membre de l'Académie de médecine.

mas, membre de l'Académie des sciences.

m c f s, maître de conférences à la Faculté des sciences.

m h, médecin des Hôpitaux.

m i, membre de l'Institut.

pcf, professeur au Collège de France.

pem, professeur à l'École de médecine.

p e p, professeur à l'École de pharmacie.

p e v, professeur à l'École vétérinaire.

p f m, professeur à la Faculté de médecine.

p f s, professeur à la Faculté des sciences.

p h, pharmacien des Hôpitaux.

p h f m, professeur honoraire à la Faculté de médecine.

p m, professeur au Muséum.

p u, professeur à l'Université.

VI

ANCIENS PRÉSIDENTS

Présidents perpétuels.

MM.

Rayer (1848-1867).

Claude Bernard (1868-1878).

Paul Bert (1879-1886).

Présidents quinquennaux.

MM.

Brown-Séquard (1887-1892). Chauveau (1892-1896). Bouchard (1897-1901).

COMPOSITION DU BUREAU

(1903)

Président M. Marey.

Viee-présidents \ M- A.-M. Bloch.

( M. Armand Gaulier.

Secrétaire général M. Gley.

M. Capitan.

Secrétaires ordi îaires } M- Delezenne.

M. Jolly.

M. Meulière.

Trésorier M. G. Weiss.

Archiviste M. Pettit.

MEMBRES HONORAIRES

MM.

Albert (S. A. S.), Prince de Monaco.

Beneden (Ed. van), pu, à Liège.

Brouardel, mas, mam, pfm, mh, doyen honoraire de la Faculté de médecine, 68, rue Bellechasse (7-).

Burdon-Sanderson, pu, à Oxford.

Chauveau, mas, mam, pm, 10, ave- nue Jules-Janin (16e).

Engelmann (W.), pu, à Berlin.

MM.

Poster (Michael), pu, à Cambridge. Gegenbaur, pu, à Heidelberg. Haeckel (Ernst), pu, àléna. W. His, pu, à Leipzig. Kôlliker (von), pu, à Wurzburg. Leydig (F. von), phu, à Bonn. Pfliiger, pu, à Bonn. Ray-Lankester, directeur du Bri-

tish Muséum, à Londres. Strasburger, pu, à Bonn.

MEMBRES TITULAIRES HONORAIRES

MM.

Arsonval (A. d'), mas, mam, pcf,

12, rue Claude-Bernard (5e). Babinski, mh, 170 bis, boulevard

Haussmann (8°). Balzer, mh, 8, rue de l'Arcade (8e).

MM.

Berthelot (M.-P.-E.), mas, mam, pcf, sénateur, 3, rue Mazarine (6e).

Blanchard (Raphaël), mam, pfm, 226, boulevard Saint-Germain (7e).

Bloch(A.M.),43,rueSt-Georges(9e).

VII

MM.

Bonnier (Gaston), mas, pfs, 15, rue

de l'Estrapade (5e). Bouchard, mas, mam, pfm, ma, 174, rue de Rivoli (1er).

Bourneville, mii, 14, rue des Car- mes (5e).

Bourquelot, mam, pep, pn, 4J2, rue de Sèvres (7e).

Brissaud, pfm, mu, 5, rue Bona- parte (6e).

Budin, mam, pfm, ah, 51, rue de la Faisanderie (16e).

Capitan, professeur à l'Ecole d'an- thropologie, 5, rue des Ursu- lines (5e).

Ghamberland, directeur de labo- ratoire, à l'Institut Pasteur, 82, rue Dutot (15e).

Charrin, afm, mu, 11, avenue de l'Opéra (1er).

Chatin (Joannès), mas, mam, pfs, 174, boul. Saint-Germain (6e).

Gornil (V.), mam, pfm, mh, 19, rue Saint-Guillaume (7e).

Darier, mu, 8, rue de Rome (8e).

Dastre, pfs. 1, rue Victor-Cou- sin (5e).

Dejerine, pfm, mh, 179, boulevard Saint-Germain (7e).

Duclaux, mas, mam, pfs, directeur de l'Institut Pasteur, 39, avenue de Breteuil (7e).

Duguet, mam, afm, mh, 60, rue de Londres (8e).

Dupuy (E.), 53, avenue Montai- gne (8e).

Duval (Mathias), mam, pfm, 11, cité Malesherbes (9e).

Fabre-Domergue, inspecteur géné- ral des pêcheries, 208, boule- vard Raspail (14e).

Féré (Ch.), mh, 37, boulevard Saint- Michel (5e).

MM.

François-Franck, mam, professeur suppléant au Collège de France, 5, rue Saint- Philippe -du - Roule (8e).

Galippe (V.), mam, 12, place Ven- dôme (1er).

Gellé, 4, rue Sainte-Anne (1er).

Giard (Alfred), mas, pfs, 14, rue Stanislas (6e).

Gilbert, pfm, mu, 27, rue de Rome (8e).

Gley, afm, am, 14, rue Monsieur-le- Prince (6e).

Granchcr, mam,. pfm, mu, 36, rue Beaujon (8e).

Gréhant (N.), pm, 90, cours de Vin- cennes (12e).

Guignard, mas, mam, pep, 1, rue des Feuillantines (5e).

Hallopeau, mam, afm, mh, 91, bou- levard Malesherbes (8°).

Hamy, mi, pm, 36, rue Geoffroy- Saint- Hilaire (5e).

Hayem (G.), mam, pfm, mh, 97, bou- levard Malesherbes (8e).

Henneguy, pcf, 9, rue Thénard (5e).

Javal, mam, 5, boulevard de Latour- Maubourg (8e).

Joffroy, pfm, mh, 195, boulevard Saint-Germain (7e).

Kaufmann, pev, à Alfort.

Kiinckel d'Herculais (Jules), am, 55, rue de Buffon (5e).

Laborde (J.-V.), mam, chef des tra- vaux physiologiques à la Faculté de médecine, 15, rue de l'École- de-Médecine (5e).

Lancereaux (E.), mam, afm, mh, 44, rue de la Bienfaisance (8e).

Landouzy, mam, pfm, mh, 4, rue Chauveau-Lagarde (8e).

Langlois (J.-P.), afm, 12, rue de l'Odéon (6e).

VIII

MM.

Larcher, 97, Grande -Rue de Passy (16e).

Laveran, mas, mam, 25, rue du Mont- parnasse (14e).

Leblanc, mam, 90, boulevard Flan- drin (16e).

Leven, 26, avenue des Champs- Elysées (8e).

Magnan, mam, mh, 1, rue Caba- nis (14e).

Malassez, mam, 168, boulevard Saint-Germain (6°).

Marey, mas, mam, pcf, 11, boule- vard Delessert (16e).

Mégnin (Pierre), mam, avenue Au- bert, 6, à Vincennes.

Michon (Joseph), 33, rue de Baby- lone (7e).

Netter, afm, mh, 129, boulevard Saint-Germain (6e).

Nocard, mam, pev, à Alfort.

Onimus, 118, boulevard Hauss- mann (8e).

Perrier (Edmond), mas, mam, pm, 57, rue Cuvier (5e).

Phisalix, am, 26, boulevard Saint- Germain (5e).

Railliet, mam, pev, 9, avenue de l'Asile, à St-Maurice.

Ranvier, mas, mam, pcf, à Thélys,

MM.

Cne de Vendrange, par St-Syni-

phorien de La" (Loire). Raymond (F.), mam, pfm, mh, 156,

boulevard Haussmann (8e). Regnard (Paul), mam, directeur

de l'Institut agronomique, 224,

boulevard Saint-Germain (7e). Rémy,AFM, 31, rue de Londres (9e). Retterer, afm, 29, boulevard Saint- Marcel (13e). Richer (Paul), mam, 11, rue Garan-

cière (6e). Richet (Ch.),MAM, pfm, 15, rue de

l'Université (7e). Robin (Albert) , mam, afm, mh,

53, boulevard de Courcelles(8e). Roger, afm, mq, 73, rue de Cour-

celles (8e). Rouget (Charles), cam, pjim, à

Saint-Jean-de-Villefranche . Sinety(de),14, place Vendôme (1er). Trasbot, mam, phev, 11, avenue de

l'Asile, à St-Maurice. Troisier, mam, afm, mh, 25, rue de La

Boétie (8e). Vaillant (L.), pm, 2, rue de Buf-

fon (5e). Varigny (Henri de), 18, rue

Lalo (16e). Wurtz, afm, mh, 67, rue des Saints- Pères (6e).

MEMBRES TITULAIRES

MM.

Barrier, pev, à Alfort (21 octobre 1899).

Binet, directeur du laboratoire de psychologie physiologique à l'École des Hautes-Études, 9, rue du Départ, à Meudon (21 dé- cembre 1895).

Bonnier (Pierre), 166, rue du Fau-

MM.

bourg- St- Honoré (8e) (3 avril 8971).

Borrel, chef de laboratoire à l'Ins- titut Pasteur, 60, rue Mathu- rin-Régnier (15e) (17 novembre 1900).

Bouvier, mas, pm, 39, rue Claude- Bernard (5e) (28 avril 1894).

IX

MM.

Camus (Lucien), chef adjoint des travaux physiologiques fm, 14, rue Monsieur-le-Prince (6e) {2 avril 1898).

Carnot (Paul), chef de laboratoire fm, 40, rue du Luxembourg (6e) (5 mai 1900).

Ghabrié, chargé de cours fs, 3, rue Michelet (6e) (5 décembre 1896).

Ghantemesse, mam, pfm, mu, 30, rue Boissy-d'Anglas(8e)(13mail899).

Delezenne, chef de laboratoire à l'Institut Pasteur, 6, rue Mizon (15e) (12 juillet 1902).

Desgrez, afm, 240, rue St-Jacques (5e) (29 avril 1899).

Gautier (Armand), mas, mam, pfm, 10, rue de Varennes (7e) (7 juin 1902).

Grimbert, aep, ph,47, rue du Fau- bourg-St-Jacques (149) (21 mars 1896).

Guyon, directeur adjoint du labo- ratoire de physique biologique au Collège de France, 22, rue de Madrid (8e) (7 janvier 1899).

Hallion, chef des travaux de phy- siologie pathologique à l'École des Hautes-Études, 54, rue du Fbg-St-Honoré (8e) (30 mai 1896).

Hanriot, mam, afm, 4, rue Monsieur- le-Prince (6e) (21 novembre 1896).

Héricourt, 12, rue de Douai (9e) (5 mars 1898).

Jolly, mc à l'École des Hautes-Étu- des, 59, rue de Babylone (7e) (9 novembre 1901).

Lapicque, mcfs, 6, rue Dante (5e) (15 décembre 1894).

Letulle, afm, mh, 7, rue de Magde- bourg (16e) (26 novembre 1898).

Linossier, gam, 51, rue de Lille (7e) (15 décembre 1900).

MM.

Loisel, préparateur à la Faculté de Médecine, 6, rue de l'École-de- Médecine (6e) (16 février 1901). Mangin, professeur au Lycée Louis- le-Grand, 2, rue de la Sorbonne (5e) (25 mai 1895). Marchai, professeur à l'Institut agronomique, 126, rue Boucicaut, à Fontenay-aux-Roses (Seine) {19 juin 1897).

Marie (Pierre), afm, mh, 209, boule- vard Saint-Germain (8e) {29 juillet 1899).

Martin (Louis), chef de service à l'Institut Pasteur, 205, rue de Vaugirard (15e) (7 décembre 1898) .

Meillère, ph, à l'hôpital Tenon (20e)

(21 janvier 1902).

Mesnil, chef de laboratoire àl'Insti- tut Pasteur, 227, rue de Vaugi- rard (15e) (28 mai 1898).

Pettit (Aug.), chef de laboratoire fm, 108, rue de Vaugirard (6e) (2 juillet 1898).

Rénon, afm, mh, 51, avenue Mon- taigne (8e) (27 juin 1896).

Suchard, professeur suppléant au Collège de France, 75, rue Notre- Dame-des-Champs (6e) (30 no- vembre 1895).

Thomas, 92, boulevard Hauss- mann (8e) (18 février 1899).

Trouessart, 145, rue de la Pompe (16e) {28 juillet Ï89S).

Vaquez, afm, mh, 82, boulevard Haussmann (8e) (11 décembre 1897).

Weiss (G.), afm, 20, avenue Jules- Janin (16e) (18 juillet 1896).

Widal, afm, mh, 155, boulevard Hausmann (8e) (17 juillet 1897).

Y von, mam, 26, avenue de l'Obser- vatoire (14e) (13 novembre 1897).

X

MEMBRES ASSOCIÉS

MM.

Arloing, cas, aam, pfm, pev, à Lyon.

Beale, Lionel S., à Londres.

Beaunis, phfm, villa Ste- Gene- viève, promenade de la Croi- sette, à Cannes.

Carus (J.-V.), pu, à Leipzig.

Dugès (Alfred), consul de France à Guanajuato (Mexique).

Frèdericq, pu, à Liège.

Hertwig (0.), aam, pu, à Berlin.

Koch (R.), aam, pu, à Berlin.

Kronecker, pu, à Berne.

Laulanié, cam, pev, à Toulouse.

Lépine, cas, aam, pfm, 30, place Bellecour, à Lyon.

MM.

Lortet, cam, pfm, à, Lyon.

Maupas, bibliothécaire, à Alger.

Metchnikoff, aam, chef cle service à rinstitut Pasteur, rue Dutot(15e).

Pitres, aam, pfm, 119, cours d'Al- sace-Lorraine, à Bordeaux.

Plateau, pu, à Gand.

Recklinghausen (von), pu, à Stras- bourg.

Renaut (J.), aam, pfm, 6, rue de l'Hôpital, à Lyon.

Roux, mas, mam, sous-directeur de l'Institut Pasteur, 25, rue Dutot (15e).

Waldeyer (W.), pu, Liitherstr'., 35, à Berlin.

MEMBRES CORRESPONDANTS NATIONAUX

MM.

Abelous, pfm, à Toulouse.

Arthus, chef de service à l'Institut Pasteur, Lille.

Baréty, à Nice.

Bergonié, cam, pfm, à Bordeaux.

Calmette, cam, pfm, directeur de l'Institut Pasteur de Lille.

Caullery, pfs, à Marseille.

Cazeneuve (Paul), cam, pfm, à Lyon.

Charpentier, cam, pfm, à Nancy.

Coyne, cam, pfm, à Bordeaux.

Courmont (Jules), pfm, à Lyon.

Debierre (Ch.), cam, pfm, à Lille.

Doyon (Maurice), afm, à Lyon.

Dubois (Raphaël), pfs, à Lyon.

Duret, cam, professeur à l'Univer- sité libre, à Lille.

Gilis, pfm, à Montpellier.

Gimbert, à Cannes.

Herrmann (G.), pfm, à Toulouse.

Imbert, cam, pfm, à Montpellier.

MM.

Jobert (CL), pfs, à Dijon.

Jolyet, pfm, à Bordeaux.

Jourdan, pfs, pem, à Marseille.

Jourdain, ancien pfs, à Portbail.

Laguesse, pfm, à Lille.

Lambling, pfm, à Lille.

Lataste, à Cadillac (Gironde).

Lennier (G.), directeur du Muséum, au Havre.

Livon, cam, pem, à Marseille.

Lucet, vétérinaire, à Courtenay (Loiret).

Maurel, chargé de cours fm, à Tou- louse.

Morat, pfm, à Lyon.

Moynierde Yillepoix,PEM, àAmiens.

Nepveu, pem, à Marseille.

Nicolas, pfm, à Nancy.

OEchsner de Coninck, pfs, à Mont- pellier.

Pachon, afm, à Bordeaux.

XI

MM.

Pelvet, à Vire.

Perraud, professeur de viticulture,

à Villefranche (Rhône). Pierret, aam, pfm, à Lyon. Prenant, pfm, à Nancy. Rietsch, pem, à Marseille. Rodet, pfm, à Montpellier.

MM.

Tcstut (Léo), cam, pfm, à Lyon.

Thierry(E.),CAM, vétérinaire, direc- teur de l'École d'agriculture, à Beaune (Côte-d'Or).

Tourneux (Fréd.), pfm, à Toulouse.

Wertheimer, pfm, à Lille.

MEMBRES CORRESPONDANTS ÉTRANGERS

MM.

Allemagne.

Behring, aam, pu, à Marburg.

Ehrlich, p, K. Institut f. experi- mentelle Thérapie, Sandhofstr., 44, Frankfurt-a-M.

Kossel, cam, pu, à Heidelberg.

Weigert, p Dr. Senckenbergisches pathologisch.-anatomisches Ins- titut, Frankfurt-a-M.

Australie.

Haswell, pu, à Sidney.

A u triche- Hongrie .

Àdamkiewicz (Albert), cam, pu, à Cracovie.

Belgique.

Heger (P.), pu, à Bruxelles.

Cuba.

Sanchez Toledo, à Paris.

Espagne.

Ramon Cajal, pu, Madrid.

États-Unis.

Bowditch, p, Harvard University,

Boston. Lœb, pu, à San-Francisco.

MM.

Stiles, cam, directeur du Bureau of animal industrie, Department of Agriculture, Washington (États- Unis).

Minot (S.), p, Harvard University, Boston.

Grande-Bretagne.

Beevor (Ch.-Edw.), 33, Harley

street, à Londres, W. Ferrier (David), f.r.s.., p., King's

Collège, 34, Cavendish square,

à Londres, W. Horsley (Victor), f. r. s., 80, Park

street, Grosvenor square, à

Londres, W. Langley, f.r.s., p, Trinity Collège,

à Cambridge. Simon (John), à Londres. Waller (Aug.), frs, 16, Grove End

Boad, à Londres.

Hollande.

De Vries, pu, à Amsterdam.

Italie.

Golgi, aam, pu, à Pavie. Mosso (Angelo), pu, à Turin. Perroncito (Eduardo), cam, pu, à Turin.

Portugal.

Mel.lo (Cabrai da), à Lisbonne.

XII

MM.

H ou manie.

Vitzou, pu, à Bucarest.

Russie.

Cyon (E. de), 4, rue de Thann,

Paris (17e). Dogiel, pu, à Kazan. Gamaleïa, à Kichineff. Mendelssohn (Maurice), cam, à

Saint-Pétersbourg, et 47, rue de

Courcelles, Paris (8e). Mierzejewsky, cam, 26, rue Ser-

guievskaja, à Saint-Pétersbourg.

MM.

Pavloff, aam, p à l'Institut de mé- decine expérimentale, à Saint- Pétersbourg.

Tarchanoff (de), ancien professeur à l'Université, St-Pétersbourg, 16, perspective Anglaise.

Wedensky, pu, à Saint-Pétersbourg.

Suisse.

Bunge (G. von), cam, pu, à Bâle. Prévost, pu, à Genève.

Paris. Imprimerie de la Cour d'appel, L. Maretheux, directeur, 1, rue Cassette.

'.. i & R A R '

HEBDOMADAIRES

DE LA SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE

SÉANCE DU II JANVIER 1902

M. J.-P. Langlois : La lutte contre la chaleur chez les animaux poikilothermes. M. G. Phisalix : Rôle de la rate dans la formation des hématies chez les vertébrés inférieurs. M. Ch. Féré : Note sur l'influence dépressive sur le travail manuel des condiments introduits directement dans l'estomac. M. le Dr Tribondeau : Note sur des granulations sécrétoires contenues dans les cellules des tubes con- tournés du rein chez les serpents. M. le Dr E. Maurel : Rapport entre l'ordre de sensibilité des principaux éléments anatomiques à l'émétine et les propriétés thérapeutiques de cet agent. M. le Dr E. Maurel : Note sur l'hyperleucocytose dans les affections du foie. M. J.-B. Charcot : Quelques faits relatifs à des recherches sur la sérothérapie du cancer. M. Edmond Sergent : Immunisation contre le pneumocoque par des cultures colorées. MM. J. Castaigne et F. Rathery : Examen de l'exsudat et de la perméabilité pleurale au cours des pleurésies rhu- matismales. — M. Cl. Regaud : Sur les variations de chromaticité des noyaux dans les cellules à fonction sécrétoire. M. Malassez : Sur la canitie. MM. Léon Bernard et Bigart : Sur la sclérose embryonnaire intertrabéculaire du foie au cours des affections du rein. MM. Pierre Teissier et Léopold Lévi : Des modi- fications de la pression artérielle sous l'influence des solutions salines concen- trées. — M. Ch. Dopter : Cyto-diagnostic d'un épanchement pleural de nature rhumatismale. MM. Emile Boix et Joseph Noé : Essai de neutralisation de quel- ques toxalbumines par l'hyposulfite de soude dans l'organisme animal. MUes J. Joteyko et M. Stefanowska : De l'envahissement successif par l'anesthésie des centres nerveux sensitifs et moteurs de l'écorce cérébrale. M1,es J. Joteyko et M. Stefanowska : L'anesthésie comme procédé de dissociation des propriétés sen- sitives et motrices du système nerveux. M. Éd. Retterer : Sur les circonstances dans lesquelles on obtient la disparition des hématies du ganglion lymphatique ou leur stase dans les sinus de l'organe {glande hémolymphatique). M. Joseph Noé : Oscillations pondérales du hérisson.

Présidence de M. Marey.

OUVRAGE OFFERT

M. H. Coupin fait hommage à la Société d'un livre qu'il vient de publier sous le titre : Les arts et métiers chez les animaux (1), il a rassemblé,

(1) Un vol..gr. in-8 jésus, 400 pages, 225 gravures. Nony, édit. Paris, 1902. Biologie. Comptes rendus. 1902. T. LIV. 1

SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE

pour ainsi dire, tout ce qui a été décrit sur les industries animales. Par l'abondance des documents il y est question de plus de 400 espèces et par la manière dont ils sont groupés, cet ouvrage constitue une importante contribution à la psychologie comparée.

Les animaux, bien plus que l'homme, mettent en pratique l'adage de Franklin, qu'il faut savoir limer avec une scie et scier avec une lime. S'il en est, en effet, qui, comme la taupe et la courtilière, sont bien outillés pour le rôle qui leur est dévolu, il en est un plus grand nombre dont les outils ne sont nullement appropriés à leur industrie; et, dans plusieurs espèces, outillées de la même façon, on trouve les industries les plus diverses.

Chaque espèce peut, d'ailleurs, se plier, dans une certaine mesure, aux circonstances, et utiliser d'autres matériaux que ceux dont elle se sert habituellement.

Les constructions peuvent aussi varier au point de vue de l'emplace- ment.

Au reste, chez la plupart des animaux industrieux, se montre une grande tendance à l'économie des matériaux et de l'aménagement.

D'autre part, les industries des divers animaux diffèrent non seule- ment comme matériaux et comme forme, mais aussi comme destination.

Enfin il n'y a aucune relation entre la perfection de l'industrie d'un animal et le degré plus ou moins élevé de celui-ci dans l'échelle des êtres. Chez les reptiles et les batraciens, par exemple, on ne trouve aucune industrie, à une exception près, à mettre en parallèle avec celle des insectes dont l'organisation est cependant bien moins élevée. La seule chose générale que l'on puisse dire à cet égard est que les arts et métiers sont particulièrement remarquables chez les hymé- noptères et les oiseaux, tous deux, y a-t-il simple coïncidence? excellents voiliers.

La lutte contre la chaleur chez les animaux POÏKILOTHERMES,

par M. J.-P. Langlois.

(Communication faite le 20 décembre 1901.)

Les animaux dits à sang froid subissent, en fait, les variations ther- miques du milieu ambiant; toutefois, en se plaçant dans certaines con- ditions, on peut mettre en évidence l'existence d'un système rudimen- taire de régulation thermique. Des Sauriens, tels que Varanus Arenarius et Uromastix Acanlhirinus, quand ils sont exposés en été à la chaleur solaire, vers midi, présentent une accélération du rythme respiratoire, qui peut être identifiée avec le type respiratoire décrit par M. Ch. Richet sous le nom de polypnée thermique.

SÉANCE DU 11 JANVIER

Il ne s'agit pas de la simple accélération du rythme, si souvent décrite; jusqu'à 38 degrés, la respiration, en effet, s'accélère, et passe de 10 (vers 12 degrés) à 60 ou 80 (vers 37°5). Mais entre 38 degrés et 39 degrés brusquement le rythme passe de 80 à 320 par minute. En même temps, l'évaporation pulmonaire, presque nulle jusque-là, devient très sensible, pouvant atteindre8 grammes par kilogramme d'animal pour une heure. La température rectale, qui avait suivi ou même précédé la tempéra- ture ambiante, sans s'éloigner de 1 degré, cesse de monter aussi rapide- ment sans toutefois rester stationnaire, mais l'écart peut dépasser 5 degrés (température externe 50 degrés, température rectale 43°8).

Pour que la polypnée s'établisse, il faut : que la température cen- trale de l'animal dépasse 38 degrés; que les rayons caloriques vien- nent frapper la tête. Il s'agit, en effet, au début du moins, d'une action réflexe : même quand la polypnée est établie, il suffit de masquer la tête pour voir la respiration se ralentir immédiatement, et repartir quand on enlève l'écran ; aucune modification n'ayant lieu dans le tracé respi- ratoire, si l'écran masque le corps seul.

Mais quand la polypnée est nettement établie, que l'animal continue à être échauffé , il arrive un moment l'interposition de l'écran ne produit plus d'arrêt immédiat.

Il y a donc une polypnée initiale ayant besoin d'une excitation ther- mique superficielle réflexe, suivie d'une polypnée centrale. Nous n'avons pu, faute de sujets, déterminer la température exacte correspondant au moment la polypnée n'est plus arrêtée par l'interposition de l'écran.

Nous avons enregistré la perte d'eau simplement en plaçant les ani- maux sur une balance enregistrante, et en produisant un milieu ther- mique élevé à l'aide de lampes à gaz munies de réflecteurs.

Nos animaux étant à l'état d'inanition absolue, on peut admettre que leur quotient respiratoire reste constant et égal à 0,70, chiffre des auteurs. Or, avec ce quotient, la perte de poids par suite des échanges gazeux est nulle, et toute déperdition de poids représente de l'eau évaporée.

La tortue, qui ne peut accélérer son rythme respiratoire avec la même facilité que les Sauriens, présente un autre symptôme. Vers 38 degrés, par suite au point thermique éclate la polypnée du Varan, la bouche se remplit d'écume, et il se produit par ce moyen une évapo- ration de 2 grammes par heure pour une tortue de 400 grammes, soit 5 grammes par kilogramme.

Dans une note antérieure (1), nous avons confirmé le fait établi pour le Chien par M. le professeur Richet : la polypnée ne peut se produire que si l'hématose est satisfaite. Il suffit de faire arriver un courant de

(1) J.-P. Langlois. De la polypnée thermique chez les animaux à sang froid* Académie des Sciences, 9 déc. 1901.

SOCIETE DE BIOLOGIE

CO2 dans une cloche le Saurien est en pleine polypnée pour voir cette dernière cesser, et être remplacée par de la dyspnée asphyxique (40 grandes respirations par minute).

RÔLE DE LA RATE DANS LA FORMATION DES HÉMATIES CHEZ LES VERTÉBRÉS INFÉRIEURS,

par M. G. Phisalix.

A propos de la note très intéressante de M. J. Jolly sur la réparation du sang chez les tritons, je désire rappeler en quelques mots les recher- chés déjà anciennes (1) que j'ai faites sur le même animal, dans le but d'élucider le rôle de la rate dans les phénomènes hématopoïétiques.

Les préparations du tissu splénique de tritons capturés au printemps montrent aussi bien à l'état frais qu'après fixation par les vapeurs osmiques une grande quantité de cellules spéciales, arrondies, qui se distinguent des cellules de la pulpe en ce que la zone protoplasmique qui entoure le noyau est plus visible, et qu'elle présente les caractères de l'hémoglobine. Le noyau a une grosseur au moins double de celui des globules rouges adultes; il en diffère par plusieurs caractères, mais surtout parce qu'il est capable de se multiplier par karyokinèse. Ce sont ces jeunes hématies à noyau volumineux, à hémoglobine encore peu différenciée, que Vulpian et Hayem ont vu apparaître en grand nombre dans le sang de la grenouille après la saignée. Ce sont des cellules analogues que Malassez a trouvées dans la moelle des os et qu'il a appelées protohématoblastes. Ces jeunes hématies sont plus abon- dantes dans le tissu et la veine spléniques que dans le sang du ventri- cule, et elles se rattachent aux cellules spléniques par des formes intermédiaires : on peut donc penser qu'elles en dérivent. Une objection se présente à l'esprit : Ces cellules ne pourraient-elles provenir d'un autre organe et s'accumuler dans la rate? Pour lever toute espèce de doute, il fallait un autre ordre de preuves, qui ont été précisément fournies par les résultats de mes recherches sur la rate embryonnaire des Sélaciens. J'ai démontré que dans cet organe les artérioles et les veinules restent longtemps indépendantes, que les lacunes veineuses se développent tout d'abord, et entrent rapidement en communication avec les gros troncs primitifs provenant de la veine intestinale gauche. Ce n'est qu'à une période avancée du développement que les artérioles terminales s'ouvrent par leurs pointes d'accroissement dans les lacunes de la pulpe. De ce fait anatomique, on-peut déduire que les éléments de la pulpe splénique embryonnaire se forment sur place et ne sont pas

(1) Arch. de Zool. exp. et gén., t. IH, 1885.

SÉANCE DU 11 JANVIKI!

apportés par la circulation artérielle. Or, en étudiant par différents procédés cette pulpe, j'y ai trouvé en très grand nombre, comme dans la rate du triton, les jeunes hématies à noyaux volumineux, à, zone hémoglobique plus ou moins différenciée, avec toutes les formes inter- médiaires qui les relient aux cellules spléniques. d'une part et aux globules rouges d'autre part.

En résumé, les cellules propres de la rate sont susceptibles de se transformer directement en globules rouges, et cette fonction hémato- poïétique apparaît à une époque très précoce du développement, avant que les capillaires artériels se soient ouverts dans les lacunes de l'organe.

Note sur l'influence dépressive sur le travail manuel des condiments introduits directement dans l'estomac,

par M. Gh. Férê.

Lorsque les condiments, le sel, le sucre, le vinaigre, les épices sont introduits dans la bouche, ils provoquent, comme tous les excitants sen- soriels, une augmentation passagère de l'activité motrice (1), qui peut précipiter d'ailleurs la fatigue.

D'autre part, lorsqu'on ingère une quantité minime d'aliments insi- pides ou peu s'en faut comme des œufs, on observe une diminution notable du travail (2). Ou bien, si on fait intervenir une substance qui agit à la fois sur les sécrétions et sur l'activité motrice, comme la pilo- carpine (3), on voit le travail manuel diminuer quand le travail sécré- teur augmente. Il se produit une sorte de balancement entre le travail des glandes et le travail moteur.

Les condiments n'agissent pas seulement sur les glandes saliyaires, ils agissent aussi sur le travail gastrique. Il m'a paru intéressant d'étudier les effets de l'irritation gastrique par les condiments, pour les comparer à ceux du travail provoqué par l'ingestion d'un aliment insipide.

L'étude du travail a été faite comme précédemment à l'aide de l'er- gographe de Mosso, en faisant des séries de quatre ergogrammes, les séries séparées par des repos de o minutes, les ergogrammes de chaque série séparés par des repos de 1 minute. C'est le médius droit qui sou-

(1) L'influence de quelques condiments sur le travail, Comptes rendus de la Soc. de Biologie, 1900, p. 889. Études expérimentales sur le travail chez l'homme, etc., Journ. de l'anat. et de laphys., 1901, p, 1.

(2) Noie sur l'influence du travail digestif sur le travail manuel, Comptes rendus de la Soc. de Biologie, 1901, p. 795.

(3) Note sur l'influence de la pilocarpine sur le travail, ibul, p. 1056.

6

SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE

lève chaque seconde un poids de 3 kilogrammes. Le même travail fait sans intervention après un repos complet, donne pour la première série 22 à 23 kilogrammes, et pour 9 séries successives de 143 à 150. La dernière série donne en travail de 40 à 50 p. 100 de la première.

Dans nos expériences les condiments sont ingérés enveloppés dans un pain azyme, de manière à éviter complètement le goût.

Exp. I. Ingestion de 1 gramme de chlorure de sodium immédiate- ment avant le travail.

SERIES d'ergogrammes.

1,

2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9.

TRAVAIL

en kilcgrammôtres.

22,74 18,87 14,85 11,73

9,12

5,34

4,59

3,96

3,84

RAPPORT

du travail

au travail normal.

100 82,98 65,30 51,58 40,10 23,48 20,18 17,41 16,87

95,04

Avant la 10e série, on ingère de nouveau 1 gramme de chlorure de

sodium.

10

2,18

10,02

Exp. II. Ingestion de 2 grammes de chlorure de sodium immé- diatement avant le travail.

SERIES d'ergoerrammes.

3. 4. 5. 6.

7. 8. 9.

TRAVAIL en

kilogrammètres.

RAPPORT

du travail

normal = 22,74.

14,37 10,56

63,19 46,43

10,68 8,55

46,96 37,59

6,06 6,15

26,64

27,04

4,68

20,58

4,32

3,84 .

18,94 16,87

69,21

Immédiatement avant la 10° série, on ingère de nouveau 2 grammes' de chlorure de sodium.

10 11

3,09 2,61

13,58 11,47

SÉANCE DU 11 JANVIER

Le travail de la première série de la première expérience est normal, nous l'avons pris comme terme de comparaison dans d'autres expé- riences. Avec 1 gramme de sel, le travail des 0 séries descend de 145-150 à 95, et le renouvellement de l'ingestion laisse la fatigue s'accentuer; c'est au contraire un relèvement du travail qu'on observe quand on fait intervenir une excitation sensorielle. Avec 2 grammes de sel, l'effet dépressif se montre d'emblée, et il est beaucoup plus accentué.

Exp. III. Ingestion immédiatement avant le travail de 5 grammes de sucre pulvérisé.

TRAVAIL

SERIES d'ergogrammes

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9.

kilogrammètres.

22,02 16,38

9,93

8,94

8,07

6,06

4,59

4,20

3,39

RAPPORT du travail au travail normal

100

74,39 45,09 40,59 36,64 27,52 20,84 19,07 15,39

85,58

Au commencement de la 10e série, introduction dans la bouche d'un morceau de sucre de 5 grammes, il fond pendant le travail.

10 28,44 129,15

Cette expérience montre bien la différence entre l'effet de la dégus- tation et de l'ingestion insipide.

Exp. IV. Ingestion, durant le travail, de une goutte d'acide acé- tique étendue sur un fragment de papier Berzelius, enveloppé dans un pain azyme (1).

SERIES d'ergogrammes.

1. 2, 3. 4. 5. 6.

8. 9.

TRAVAIL

en

kilogrammètres.

22,86 14,16 11,61

8,16

4,62

4,14

3,S4

3,33

2,76.

RAPPORT

du travail

au travail normal.

100 61,94 50,78 35,69 20,20 18,11 15,48 14,56 12,07

75,18

(1) Le compte-gouttes donne 1 gramme d'eau distillée en 26 gouttes,

SOCIETE DE BIOLOGIE

La première série estnormale, mais la fatigue est précipitée, et le ira^ vail total est diminué de moitié.

Exp. V. Ingestion, immédiatement avant le travail, et comme précédemment, de une goutte d'essence de poivre.

SÉRIES TRAVAIL RAPPORT

rf'pronorammM en du travail au travail

a ergogrammes. kilogrammètres. normal = 22,74.

1 16,56 72,38

2 5,70 24,18

3 4,0b 17,81

4 4,08 17,94

5 2,67 11,74

6 2,49 10,94

7 2,61 11,47

8 2,55 11,21

9 2,67 11,74

43,38

Immédiatement avant la 40e série, ingestion d'une autre goutte d'essence de poivre, de la même manière.

10 1,77 7,78

11 1,80 7,91

Toutes ces expériences concordent pour montrer les effets dépressifs des irritations gastriques sur le travail manuel, sur l'activité volon- taire.

On sait depuis Blondot que l'irritation buccale augmente les effets des condiments sur les sécrétions gastriques. J'ai observé dans ces expé- riences que l'irritation gastrique s'accompagne de s*alivation, qui était déjà appréciable dans la première expérience.

Note sur des granulations sécrétoires contenues dans les cellules des tubes contournés du rein chez les serpents,

par M. le Dr Tribondeau.

Il me paraît digne de signaler certaines particularités de structure propres aux cellules des tubes contournés du rein des serpents, parce qu'elles sont susceptibles de fournir une preuve histologique à l'appui de la théorie physiologique qui fait de ces éléments le lieu d'élaboration des produits azotés de l'urine. On sait que, dans les glandes à ferment, les albuminoïdes subissent d'importantes transformations qui se mani- festent objectivement par l'existence dans l'intérieur de leurs cellules de

SÉANCE DU 11 JANVIER

granulations secrétaires appelées grains de zymogène. Les cellules à bordure en brosse du rein des ophidiens sont semées de granulations analogues. J'ai vainement cherché dans les autres classes de vertébrés possédant un rein définitif une disposition aussi caractéristique et aussi constante que chez les serpents. Mes études ont porté sur plusieurs variétés de couleuvres et vipères très répandues dans les Charentes (tropi- donotus natrix,fropidonotus viperinus, elaphis OEsculapii, viperaaspis), . Comme pour les grains de zymogène, le fixateur de choix des grains urinaires est la solution de Flemming forte ; on peut aussi les observer après d'autres genres de fixation, entre autres celui par le sublimé : ils ne sont donc pas l'œuvre d'un réactif.

La seule coloration qui les mette bien en évidence après fixation par le sublimé est l'hématoxyline ferrique de Heidenhain. Elle les colore en un beau bleu-noir. Le picro-carmin et l'éosine se fixent au contraire très faiblement sur eux et permettent rarement de les distinguer.

Après fixation par la liqueur de Flemming, ils se colorent en jaune- brun par l'orange, en bleu-violet par l'induline, en noir par le Kern- schwarz. Ils s'emparent de tous ces colorants protoplasmiqries avec plus d'avidité que le protoplasma lui-même sur lequel ils tranchent par leur teinte foncée. Cette teinte ordinairement uniforme peut être plus accen- tuée au centre, les bords paraissant comme estompés. La coloration à la safranine- gentiane-orange, d'après le procédé de Flemming, donne des résultats particulièrement intéressants. La grande majorité des grains perd dans l'alcool chlorhydrique la teinte rouge acquise dans le bain de safranine. Quelques-uns, cependant, conservent cette teinte (quel- quefois à leur centre seulement) et semblent jouir plus ou moins des affinités des nucléoles pour les colorants. Les grains non safranophiles prennent l'orange. On remarque très fréquemment à leur périphérie ou dans leur intérieur des granulations très petites, punctiformes, colorées en violet foncé par la gentiane à la façon des grains de chromatine nucléaires. Dans certains cas exceptionnels, ces grains violets sont réunis par un réticule extrêmement ténu de même couleur.

Jamais les grains urinaires ne possèdent de membrane d'enveloppe, mais ils tranchent sur le reste du prutoplasma, non seulement par l'in- tensité plus grande de leur coloration, mais encore grâce à l'existence d'une zone claire tout autour d'eux. Ils paraissent logés au centre d'une vacuole, ou tout au moins plongés dans un liquide incolore. Ils ont d'habitude une forme régulièrement arrondie. Leur volume est très variable, mais toujours peu considérable, et, pour les étudier convena- blement il faut se servir d'un objectif à immersion. Leur diamètre ordi- naire est celui des microcoques de moyenne taille, soit 1 \j. à 1 ;x 5. On en rencontre très fréquemment qui ont de i [x 5 à 2 ja. Us mesurent parfois jusqu'à 3 et 6 ;/, rarement davantage. La largeur de l'auréole claire qui les entoure est inférieure à 1 [x.

iO SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE

Le nombre des grains varie beaucoup dans chaque cellule, suivant son stade fonctionnel. Certains éléments en sont littéralement bourrés et l'on peut compter jusqu'à 50 granulations dans une même tranche cellulaire de 10 f/. d'épaisseur. Il est courant d'en trouver de 10 à 20 dans une coupe de cellule. Mais il en existe souvent moins de 10. Chez l'ani- mal sain et non privé de nourriture, les cellules complètement dépour- vues de grains sont des raretés.

Dans certaines cellules les grains urinaires semblent semés sans ordre-. Très souvent au contraire, ils se disposent en séries rectilignes suivant le grand axe des cellules. On peut voir jusqu'à 8 et 10 grains sur une même rangée. Les grains sériés, très voisins les uns des autres, sont contenus dans une seule et longue vacuole se renflant au niveau de chacun d'eux. Le protoplasma environnant, condensé, forme les bords festonnés de la vacuole mais ne s'enfonce pas entre les grains. Associées par deux, les granulations donnent l'illusion d'un pneumocoque dans sa gangue claire; réunies en plus grand nombre, elles ressemblent à cer- tains streptocoques encapsulés. Il n'existe pas de granulations situées sur les nœuds du réticulum protoplasmique. Les coupes un peu épaisses peuvent sur ce point donner lieu à des erreurs d'interprétation parce qu'elles comprennent en même temps une tranche d'un grain et une travée cellulaire placée en avant ou en arrière de lui. C'est entre le noyau rejeté à la base de la cellule et la bordure en brosse qui tapisse son pôle libre que s'accumulent les grains sécrétoires. Ils s'étendent en petit nombre sur les côtés du noyau, parfois même au-dessous de lui, mais ils n'atteignent jamais la bordure en brosse dont ils sont séparés par de nombreuses gouttelettes faiblement colorées.

Rapport entre l'ordre de sensibilité des principaux éléments anatomiques a l'émétine et les propriétés thérapeutiques de cet agent,

par M. le Dr E. Maurel.

Je rappelle d'abord que les éléments anatomiques sur lesquels mes recherches ont porté se placent dans l'ordre suivant, au point de vue de leur sensibilité à l'émétine (1) : fibre lisse, nerf sensitif, nerf moteur, fibre striée, fibre cardiaque, leucocyte, hématie; c'est donc la fibre lisse qui est l'élément anatomique le premier impressionné par l'émétine; c'est l'élément anatomique électif de cet agent.

Sous l'influence de l'émétine, je l'ai déjà dit, la fibre lisse se con- tracte (2), et, après le passage de cet agent dans le sang, son action se fait

(1) Société de Biologie, séance du 23 novembre 1901.

(2) M,, séance du 19 octobre 1901.

SÉANCE DU 11 JANVIER 11

sentir sur la totalité des fibres lisses de l'organisme. Sur les vaisseaux, cette action se traduit par de la vaso-constriction.

Le second élément anatomique impressionné est le nerf sensitif; mais, pour lui, l'émétine diminue sa propriété spéciale au lieu de l'aug- menter (1).

Il en est de même du nerf moteur et de la fibre striée.

Or, ces faits expérimentaux établis, voyons quelles sont les pro- priétés thérapeutiques que la clinique a reconnues, sinon à l'émétine, du moins à l'ipéca, dont elle constitue le principe actif le plus important.

Les principales applications de l'ipéca, en dehors de celles dans lesquelles doit intervenir une action locale, c'est-à-dire son emploi comme vomitif, peuvent se ramener à une des trois actions suivantes : action décongesiive, action hémostatique, action antithermique.

Ce doit être surtout à son action décongestive que l'ipéca doit son utilité incontestable dans ses applications les plus fréquentes, c'est-à-dire dans la bronchite aiguë et chronique, la bronchite capillaire, la congestion pulmonaire, la broncho-pneumonie, le catarrhe des bronches et l'em- physème pulmonaire.

Dans tous ces cas, en effet, son utilité est expliquée, en grande partie (2), par son action sur la fibre lisse, d'abord des vaisseaux, et ensuite sur celles qui appartiennent en propre aux diverses parties de l'appareil respiratoire.

L'ipéca, on le sait, donne aussi d'excellents résultats contre les diverses hémorragies : hémoptysies, métrorragies, entérorragies, hématémèses, épistaxis, etc. ; et de nouveau l'intervention de la fibre lisse est ici des plus évidentes, soit qu'il s'agisse seulement de celle des vaisseaux, comme dans l'épistaxis, soit que, à l'action sur la fibre des vaisseaux, s'ajoute celle sur la fibre lisse de l'organe lui-même, comme pour les hémorragies de l'estomac, de l'intestin et de l'utérus.

Enfin, quoique avec moins d'efficacité, on a donné l'ipéca pour com- battre la fièvre, comme, par exemple, dans la pneumonie et la fièvre typhoïde; et son action vaso-constrictive peut encore expliquer les résultats obtenus.

La vaso-constriction, en effet, diminue la surface des échanges, et il me semble que diminuer la surface des échanges constitue un des meilleurs moyens pour abaisser la température.

Ainsi, nous le voyons, les trois actions thérapeutiques les mieux établies de l'ipéca, son action contre les vaso-dilatations, les hémorragies et les températures fébriles, relèvent, au moins en grande partie, de son élément anatomique électif, la fibre lisse.

(1) Société de Biologie, séance du 21 décembre 1901.

(2) D'après mes recherches, il se pourrait aussi que l'ipéca modifiât la nature des sécrétions.

12 SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE

Les applications relevant des autres éléments anatomiques se placent, comme importance, très loin des précédentes. Je puis citer cependant l'utilisation que l'on a fait autrefois de